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RECITS ET COMMENTAIRES DES CLIENTS

CASSIOPE AOUT 2008

VILLE DE MERIDA

 

 

 

 

Mérida se situe au Sud Ouest de Caracas, à 1 640 m d’altitude ; c'est avant tout la nature, la capitale régionale des « Andes Vénézuéliennes », et la capitale universitaire, et contestataire, du pays.

La ville est dominée par les 5 sommets majeurs de la Sierra Nevada surnommés les « 5 Aigles Blancs » : ce sont La Corona (Pics Humboldt 4 920 m et Bonpland 4 942 m), La Columna (pics Espajo 4 765 m et Bolivar 5 007 m), El Toro 4 719 m, La Concha 4 920 m, El Leon 4 740 m.

Ses origines furent mouvementées, à l’époque où la région était occupée par les Indiens Tatuyes :

 

Aujourd'hui, après avoir traversé la Guerre de l'Indépendance, les coups d'état (plus de 100 gouvernements), l'autoritarisme des colonels, les balbutiements de la Démocratie rongée par la corruption, et actuellement l'expérience Chavez, Mérida n'a cessé de se développer et de prospérer globalement. Elle compte plus de 350 000 habitants, son université regroupe 35 000 étudiants, et c’est une importante place de tourisme international, camp de base de la découverte des Andes, d’où notre « virée ». Elle est particulièrement accueillante et c’est l'une des villes les plus sûres du pays.

Découverte de Mérida

Descendus de notre minibus, nous nous dirigeons vers la place des Héroïnes, près du téléphérique.

C’est le plus haut et le plus long du monde : 12,5 km, 4 tronçons, 1 heure de montée de Mérida au Pic Espejo, avec la possibilité de rejoindre le Pic Bolivar, sommet du Venezuela.

Financé par une course de ski internationale organisée par la municipalité, construit par les Français en 1950, il est aujourd’hui dans un état…. critique (un accident mortel il y a quelques années) au point d’être fermé depuis un mois pour une période de 2 ans en raison de fissures dans le câble principal.

Inquiet sur le risque de monter dedans, cet arrêt tombe à point nommé, mais il est regrettable de ne plus pouvoir atteindre Los Nevados à dos de mules depuis le 3ème tronçon (4 h de chemin muletier, et un petit peu à pied). Cette région va donc mourir par manque d’entretien du matériel.

Nous nous promenons à travers les stands du marché artisanal, à la recherche de ce fameux tapis péruvien entrevu à Caracas… en vain.

Nous faisons plusieurs petites boutiques, enrichissons notre espagnol : à la « mano, tejido, no cortina », mais toujours pas de tapis, sauf peut-être dans les petites boutiques du marché principal situées près de notre posada….. Pendant ce temps, Denise & Jacques achètent de petites tuniques.
Nous souhaitons revenir, à pieds, vers notre hôtel pour continuer à découvrir la ville, alors que nos amis préfèrent le taxi… Nous nous séparons.

Au fur et à mesure de notre marche, nous visitons une fabrique de poterie, découvrons de petites boutiques, des églises de quartier, achetons des mandarines, que nous mangeons sur la route, et flânons.

Dès notre retour à l’hôtel,  nous frappons à la porte de leur chambre et les emmenons, toujours à pieds jusqu’au Marché Principal, situé de l’autre côté du rio. Vingt minutes après, nous y arrivons.

C’est un immense hall sur trois étages, avec d’innombrables petites boutiques artisanales (attention aux articles made in china), des petites brasseries et épiceries… ça ressemble un peu au souk nord africain, ou au mercado de Fortaleza au Brésil.

Nous voici repartis à la recherche de notre tapis péruvien. Première boutique, plusieurs explications, le commerçant arrive à nous comprendre. Il nous demande de le suivre, nous emmène dans une autre boutique… et ainsi de suite, six fois et trois étages parcourus, toujours accompagnés d’un commerçant ou d’un autre.… Nous apprécions leur gentillesse, mais n’avons pas trouvé notre bonheur et repartons. Arrivés au rez-de-chaussée, une pluie torrentielle nous accueille… Nous attendons que cela se calme un peu… et rentrons légèrement humides.

Nous nous séchons et descendons à l’accueil pour lire nos e-mails. Sylvain arrive pour finaliser les préparatifs du lendemain (courses), nous nous quittons et vers les 20 h nous cherchons un restaurant pas trop loin de « notre résidence ». Celui conseillé par le propriétaire de la posada est fermé, Jacques propose le restaurant chinois situé en face de l’hôtel… une catastrophe… un conseil : évitez-le.

Visite de Mérida

Mardi 2 septembre 2008, le réveil sonne à 7 h 30, nous nous préparons et fermons nos bagages que nous laissons à la réception de l’hôtel. En « vieux » habitués, nous déjeunons dans la panaderia des jours précédents et descendons la rue vers le centre-ville.

Arrivés devant la bibliothèque, nous regardons les stands où sont exposés des bracelets, colliers, objets en bois… fabriqués devant nous. J’aimerai ramener un vrai attrape rêves pour Cassiopée et nos enfants, j’en vois quelques uns, je demande les prix…  on regarde plus loin, on s’éloigne.

Nous nous rapprochons de la Place Bolivar, centre et cœur de la ville où sont implantés la plupart des monuments civils et religieux :

 

La cathédrale
Nous nous dirigeons ensuite vers le Musée archéologique, découvert lors de notre précédente balade alors que Jacques & Denise étaient retournés à l’hôtel. Vu sa passion, nous revenons tous ensemble.

 

 

 


Situé dans une ancienne demeure coloniale, ce musée est spécialisé dans l'Art précolombien des Andes (fouilles en cours). Il est dirigé par une Française, Jacqueline, que nous souhaitons rencontrer.

Celle-ci est en réunion, se libère quelques instants, nous fournit quelques informations et nous propose de nous organiser une visite du musée, mais pas aujourd’hui.

Impossible, car nous repartons ce midi.

Nous en sommes très déçus et visitons donc seuls la salle du musée qui retrace, au travers de ses poteries, de ses statuettes, et d’ossements, l’histoire de ces peuples. En sortant, nous achetons pour nos enfants la copie d’une statuette et d’une poterie précolombienne.

 

 

  

 
Quelques vases et statues pré-colombiennes
10 h, nous revenons sur nos pas, en direction de l’hôtel, et repassons devant les artisans. Nous négocions le prix de l’attrape rêves qui nous plaît et repartons avec.

Nous récupérons nos bagages, rendons la clef de notre chambre et , dans la rue, nous hélons un taxi pour le terminal « passagers ».